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 Black Paradise || ft. KAZUMA REN [TERMINÉ]

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Choi Jun Hwa
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PV : Kazuma Ren & Choi Jun Hwa

Black Paradise

♦ On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve. C'est toujours ce que je me suis dis. Et c'est ce qui fait que je suis du genre à ne jamais lâcher quelque chose, surtout une affaire. Et dernièrement, même très récemment, en marge des petits délis que je devais régler, il y avait cette affaire qui est à l'origine de tout. A l'origine même de la présence de cadavres ambulants s'attaquant aux gens, et qui ne peuvent être tués que par les exorcistes. Etant l'un des meilleurs éléments, forcément, la police avait jugé bon de m'envoyer directement sur les lieux de la source de tout ce bordel : l'hôpital et plus exactement la morgue. Etant médium, je pouvais dire qui était mort et qui ne l'était pas. Qui avait survécu et qui n'avait pas pu surivre à l'attaque. Si les cadavres encore présents sur les lieux étaient bel et bien morts... Oui tout ça je pouvais le notifier, et faire en sorte que les décisions soient prises. Mais je crois que l'on me chargea aussi de la pire tâche : annoncer aux familles les bonnes ou les mauvaises nouvelles.

Oui car parmi les rescapés, il n'y avait pas non plus que les malades qui n'avaient pas pu bouger de leur chambre. Il y avait eu une grande débâcle, un grand mouvement de fuite. Et dans ce mouvement, qui sait où sont passé les patients qui s'en sont sortis. Et moi je me devais d'aller voir les personnes dont les proches qui s'étaient enfuis de l'hôpital, pourraient penser que ces derniers sont morts, bouffés ou simplement quelque part mort dans une rue de Séoul. Et parmi ces gens... Il y en avait un, qui me paraissait plus que coriace.

C'était un serveur dans l'un des cafés où j'avais l'habitude d'aller. Et aujourd'hui, j'avais la mission de lui dire que sa chère et tendre était bien en vie... Quant à savoir où, je ne pouvais pas encore le dire, puisque je nee l'avais pas trouvée. Mais j'avais du coup besoin de son aide pour le savoir... Sauf que c'est un mec assez... coriace. Et ce n'est pas la première fois que je viens mettre les pieds ici pour essayer de lui parler de ça. Oui, j'avais besoin qu'il me la décrive, qu'il me dise à quoi elle ressemble. Mais j'ai l'impression qu'il n'a aucune envie de m'en parler...

Je tente le coup cependant encore aujourd'hui, et j'entre du coup dans ce café, le Queen et m'installais à ma place habituelle, au bar, non sans lui jeter des regards. Oh je ferai tout pour l'attirer vers moi. Quitte à envoyer un serveur le chercher. Je lui adressais un petit sourire et puis lui fis tout de même signe de venir. Entre temps je me commandais un thé noir.

- Bonsoir ! Vous allez bien ?  
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Je ne veux pas passer pour un rabat-joie, mais il y a des moments où j’aimerais un peu de calme pour réfléchir à des choses importantes. Oui. Des choses importantes. Par exemple au meilleur moyen d’éradiquer la vermine qui a causé la mort de ma regrettée petite amie. J’aimerais tellement voir ces choses mourir, les voir crever et disparaître… Mais je n’ai pas forcément la force nécessaire pour réussir cela et, seul, je risque d’avoir beaucoup de mal. Bien évidemment, j’ai beaucoup de mal à accepter cette vérité et je me contente de petits coups, lorsque j’en ai l’occasion, comme pour apaiser temporairement la colère qui bout en moi… Cela semble stupide à beaucoup de personnes, ne particulier à ceux qui savent que j’agis ainsi, car pour eux les « autres » ne sont pas réellement mauvais, mais c’est d’une importance capitale à mes yeux.

Comme d’habitude, j’œuvre au Queen. Il y a pas mal de clients et je n’ai pas vraiment le temps de m’arrêter pour discuter. C’est souvent comme cela ici, des clients, beaucoup de commandes, mais heureusement le nombre de serveurs suit la route aussi et cela nous permet d’être efficace, même lors des coups de feu. Personnellement, travailler beaucoup me permet d’oublier alors je m’y fais assez bien, mais certains ont du mal à tenir la cadence, surtout lors des jours d’affluence, comme aujourd’hui. Alors que je vide mon plateau au bar, j’aperçois un visage familier. Un visage que je ne suis pas réellement heureux de voir. Encore lui ?

Cet homme, je ne le porte pas dans mon cœur. Toujours à me poser de douloureuses questions sur ma fiancée désormais disparue… Toujours à m’interroger alors que je n’ai aucune raison de lui répondre… Je ne veux pas qu’il me parle d’elle. Elle est morte. Disparue. C’est fini. Pourquoi voudrais-je passer du temps à la décrire alors qu’elle s’est plus que probablement faite dévorer par un de ces monstres ? J’ai la grande chance d’être en service et de pouvoir profiter de cette excuse pour ne pas discuter avec vous.

Comme s’il avait lu dans mes pensées, il me fait signe et m’adresse la parole alors que je passe non loin de lui. Je lui adresse un sourire marchand avant de prendre la parole avec la politesse habituelle.

« Bonsoir. Je vais très bien, j’espère que vous aussi. »

Non. Je ne vais pas bien. Pas mieux qu’avant toute cette histoire… J’ai juste trouvé une raison de continuer à vivre en dépit des choses qui me sont arrivées auparavant. Tant qu’une seule de ces vermines vivra, je devrai me battre pour les surpasser et leur montrer qu’ils n’avaient pas à me faire souffrir en détruisant ma vie comme ça…  C’est sans doute la seule raison pour laquelle je continue à me battre maintenant… La seule, et la haine est parfois la plus porteuse des raisons.
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Choi Jun Hwa
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PV : Kazuma Ren & Choi Jun Hwa

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♦ Je le sentais d’avance : cela n’allait pas être très facile de lui annoncer la nouvelle. Non. Vraiment pas. Déjà parce que même lorsque je lui demande des informations sur ce qu’elle faisait avant l’incident ou autre, sans laisser entendre qu’elle est en vie, quelque part, il ne me répond pas et me renvoie assez froidement. Hum. Il faut donc je trouve un moyen de le mettre à l’aise. Mais ce n’est pas tellement dans mes habitudes de ne pas être franc et direct. Et puis tiens… Suis-je vraiment là pour être agréable ?… Enfin je veux dire… Si je lui dis qu’elle vit quelque part, il devrait être content de l’apprendre non ?… Remarque, ça risque aussi d’être dur à accepter.

Assis au bar, je réfléchis un moment tout en commandant un thé noir avant de le saluer lui, Kazuma Ren. Fort heureusement pour moi, même si c’est sur un ton à la politesse un peu forcée, il me salue en retour. Oh je me doute qu’il sait pourquoi je suis là. Mais je ne vais pas non plus m’excuser de l’importuner comme ça. Jouons franc jeu, soyons direct, disons-nous clairement les choses, sans pour autant en venir au main tout de même.

« Oh, moi ça va, même si certaines de mes nuits sont assez courtes. » Un petit sourire tout en attrapant ma tasse « Mais j’en ai l’habitude maintenant. » Je bus mon thé et reposa la tasse vide sur sa soucoupe avant de le regarder non sans insistance, l’air légèrement sérieux. Cette fois-ci, il allait devoir être fort, et surtout ne pas m’écarter comme il a l’habitude de faire. De toute manière, j’ai déjà prévu de le coller un peu aux basques. « Vous vous doutez pourquoi je suis là. Et même si cela ne vous plaît pas vraiment… Il va vraiment falloir que vous répondiez à mes questions. »

J’écartais ma tasse et m’assis un peu mieux sur ma chaise, en sortant mon carnet, et un crayon. « Dites vous déjà que c’est pour votre bien que je fais tout ça, parce que si vous m’aidez, il se pourrait que vous appreniez une nouvelle…. Plutôt bonne. » Même si je ne sais pas si ça lui fera plaisir en fait… En tant que médium je ne saurais même pas dire si ça fait plaisir au vivant de savoir qu’un de leur proche est en vie, vu que moi je vois les morts et les vivants… Mais ça, il ne le sait pas. Pour lui, je dois juste être un simple petit inspecteur. Je vais peut-être devoir me faire un peu plus clair. En espérant qu’il ne me prenne pas pour un fou, ou pour un type juste tellement flippant qu’il ferait mieux de vraiment pas me parler…. Humm… Tout ceci est bien compliqué.  
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Je devrais être heureux de le voir ? Lui offrir des roses et chanter ma joie d’être face à lui ? Cet homme me harcèle pour une raison que j’ignore, toujours occupé à chercher plus d’informations au sujet de ma défunte petite amie. Sa curiosité pourrait être supportable si les questions n’étaient pas aussi dérangeantes, si les choses ne semblaient pas aussi compliquées. Je suis absolument persuadé qu’il est venu pour cela, aujourd’hui encore, mais qu’il fait comme si de rien n’était afin de mieux préparer son approche du sujet sensible. J’ai confirmation de mes impressions quand je l’entends répondre longuement à mon salut simple et, bien que forcé, poli. Quand je sens son regard se reposer sur moi, je m’attends à ce qu’il évoque encore le sujet dont je ne veux plus entendre parler… le sujet sensible. Je souris un peu quand je l’entends commencer et je laisse échapper un court « tss » qui montre mon agacement. « Vous êtes tellement prévisible. »

Je compte m’éloigner de lui après avoir récupérer sa tasse, mais il a déjà sorti un carnet et un crayon, ce qui indique qu’il n’est pas prêt de lâcher l’affaire. J’ai pourtant été clair, non ? Ses propos me donnent presque envie de rire, mais cette envie est malheureusement arrêtée par l’énervement qui me vient… Si je n’étais pas au travail, cela fait longtemps que je serais parti loin, bien loin de cet individu. « Vous venez me dire qu’ils ont tous disparu ? Sinon je pense qu’aucune nouvelle ne pourrait être réellement bonne. » Réponds-je avec une franchise hors norme.

Je ne pourrais être plus clair qu’en cet instant. Il devrait partir et arrêter de me poser des questions gênantes au lieu de prétendre qu’il a une nouvelle agréable à m’annoncer. À moins d’avoir fait disparaître l’ensemble des zombies, je doute fortement que la nouvelle qu’il a à m’annoncer soit réellement bonne à mes yeux. Depuis la mort de ma fiancée, j’ai beaucoup de mal à imaginer autre chose que l’extermination de ces monstres qui pullulent entre nous et dont les trois quarts du peuple semble tolérer la présence. Une fois que j’ai terminé de débarrasser la tasse vide, je me redresse et le regarde avec insistance à mon tour… Peut-être que j’essaie d’être impressionnant, dans le fond ? En tout cas, je suis d’une extrême froideur, bien que je tente de rester commercial.

«  Il vous faut autre chose ? »
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Choi Jun Hwa
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♦ J'avais l'impression de jouer au jeu du chat et de la souris, mais dans lequel le chat se faisait pas mal tourner en bourrique par la souris. Kazuma Ren. L'être le plus renfermé que j'ai jamais rencontré jusqu'ici et qui se dit que je suis un de ces augures qui viendrait lui dire "monsieur votre femme est morte". Alors que c'était tout à fait le contraire. Je ne veux pas me vanter en disant que je suis du genre à remarquer pas mal de petit détails qui peuvent échapper à beaucoup d'entre nous, mais cela se voyait chez lui qu'il était déjà convaincu de cette hypothèse. Je ne savais pas ce qu'il avait vu le jour de l'incident, mais il se trompait largement. Et moi je ne voulais qu'une chose : lui faire comprendre qu'il n'a plus à se morfondre et que s'il m'aide, il pourrait la revoir et continuer sa vie avec elle.

J'eus un petit sourire plein de finesse lorsqu'il me dit que j'étais prévisible. En même temps, je ne me cachais pas non plus et ne jouais pas la comédie en disant que je ne venais ici que pour me détendre et ne pas lui parler de cette histoire. Je poussais un soupir par la suite. Qu'est-ce qu'il pouvait être défaitiste et négatif ! Je ne renonçais pas pour autant. S'il le fallait je l'embarquerai avec moi dans l'une des pièces privées du café pour lui parler plus franchement.

« Pourquoi venir vous dire ce que vous pensez depuis un certain temps déjà ? Je n'aurais aucun intérêt à faire tout ce trajet jusqu'ici pour vous annoncer quelque chose que vous savez déjà. C'est complètement stupide. » déclarais-je avec mon franc parler naturel. Oui, il venait de poser une hypothèse vraiment stupide de mon point de vue. « Par contre vous dire l'inverse, ça, ça a plus d'importance et d'intérêt, vous ne croyez pas ?» Mon regard est rivé sur le sien. Je sentais même toute sa froideur dans ses paroles. Je me fis encore plus sérieux et strict.« Vous dire qu'elle n'est pas morte, et encore en vie et que peut être vous pourriez m'aider à la retrouver ? » Ce n'est pas vraiment comme ça que j'avais prévu de lui annoncer la chose, mais il bousculait tout mes plans avec son caractère de têtu. L'air toujours aussi sérieux, je terminais :

« Je ne peux pas vraiment vous en dire plus ici. Parce qu'il y a énormément de choses à vous expliquer mais qui ne méritent pas d'être entendues par d'autres personnes que vous. »   
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« Vous savez, certaines personnes se nourrissent de la souffrance des autres. » Dis-je en souriant un peu quand il me dit que c’est stupide.

Certaines personnes sont intéressées par le malheur et la détresse des personnes qui les entourent, elles guettent la moindre faille, la moindre peine, dans le simple but de faire du mal aux personnes qui sont présentes pour elles et, au final, elles finissent seules et sans attaches… haha… Mon regard reste ancré dans celui de cet homme tellement désireux de me parler d’une « bonne nouvelle » et, quand je l’entends dire une chose totalement insensée, je fronce les sourcils.

« Si j’accepte de vous écouter, vous arrêterez enfin de me courser comme ça ?  » Demandé-je après un petit soupir plus qu’exaspéré.

Avec un peu de chance, cet homme me lâchera les basques lorsque j’aurai accepté d’écouter ses aberrations. Car il va de soi que ce qu’il va m’annoncer sera impossible et totalement stupide. Comme si ma fiancée était encore en vie… Comme si quelqu’un pouvait la ramener. Je n’y crois pas du tout et n’y croirai certainement jamais, car après tout je ne suis plus le même depuis qu’elle n’est plus là…

« Suivez-moi.  » Dis-je sans trop attendre sa réponse.

Je sais parfaitement où l’emmener pour discuter tranquillement. Il y a l’arrière boutique, un endroit dans lequel les gens ne vont que très rarement, ou alors simplement une ruelle à l’extérieur, mais il y aurait trop de passants là-bas. Je ferme les yeux quelques secondes une fois arrivés à la salle qui côtoie la porte de service et, les bras croisés, je m’appuie sur la porte avant de reprendre la parole à l’adresse de cet idiot.

« Alors, c’est quoi ta connerie, là ? »

Secrètement, je suis curieux de découvrir ce que cet homme peut vouloir me raconter… Une curiosité dévorante, mais également très douloureuse… Si elle est réellement en vie, pourquoi n’est-elle pas venue me voir une fois remise de son choc ? Pourquoi ne l’a-t-on jamais retrouvé ? J’ai tellement de mal à réaliser… Je ferme les yeux pendant quelques secondes et pousse un nouveau soupir tandis que je laisse le silence s’installer autour de nous, dans l’attente d’une réponse que j’estime largement méritée, vu le temps depuis lequel il me suit afin de me poser des questions plus idiotes les unes que les autres.
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Choi Jun Hwa
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♦ Je sentais enfin le serveur céder à ma requête. Eh ben dis donc ! Il m’en aura fallut du temps pour y parvenir !! Le convaincre déjà de m’écouter n’aura pas été une mince affaire, et j’espère vraiment et sincèrement qu’il ne me prendra pas pour un fou. Qu’il croira à ce que je vais lui raconter. Je refuse qu’il me renvoie pour la simple raison qu’il prendra toutes mes explications pour des conneries inventées par un fou se faisant passer pour un inspecteur. Ce qui en soit serait très tordu, si vous voulez mon humble avis.

Certes, beaucoup de personnes le font. Mais je ne fais pas partie de ces gens-là. » fis-je concernant sa remarque à propos de ceux qui se nourrissent effectivement de la douleur et souffrances des autres. Personnellement, je n’y vois aucun intérêt à le faire. Je suis même parmi les premiers à aller plutôt soulager la douleur des gens. Décidément il faut vraiment qu’il sache qui je suis. Je ne sais même plus si je lui ai déjà dit que j’étais un inspecteur de police et pas n’importe qui. Depuis quand un inspecteur se nourrit-il de la peine ressentie par les gens ? S’il y en a un ce ne sera qu’un sale type incompétent de plus à virer de nos rangs. Dommage que je n’ai aucun pouvoir là-dessus ceci dit.

Ca y est. Il vient de le dire. Sous forme d’un marché, mais il vient de le dire. Il est prêt à m’écouter. Et cela me soulage plus que vous ne pouvez l’imaginer. Je soupire d’apaisement et affichant un léger sourire : « Ecoutez moi et je vous laisserai définitivement tranquille. » je le suivis donc dans l’arrière boutique. C’est petit mais au moins on ne nous entendra pas parler de choses complètement dingues.

Ma connerie ? Je ne pouvais pas ne pas rigoler un peu avant de reprendre un air très sérieux. « Monsieur Kazuma. Quoi que vous pouvez penser de moi, sachez que je suis des plus sérieux du monde. Premièrement sachez que je suis un inspecteur de police particulier. Et je me permets dors et déjà de vous prévenir : tout ce que vous aller entendre ici, ne sera pas facile à admettre ni même à accepter. Cependant, j’ose croire que vous avez l’esprit suffisamment ouvert pour croire un minimum ce que j’ai à vous dire. »

Je lui tendis directement la photo de sa femme et je me lançais dans la narration de mon récit. Je lui expliquais. Première chose que je lui dévoilais : le fait que je sois un médium et que j’ai été affecté sur cette affaire concernant l’accident qui a touché l’hôpital central de Séoul, il y a quelques mois. « Mon rôle a été de déterminer parmi les victimes de l’accident qui étaient vraiment mortes, qui ne l’étaient pas et qui avaient disparus. » J’enchaînais en lui expliquant que sa femme faisait partie des personnes qui ont réussi à échapper à la mort. « L’analyse de tous les éléments relatifs à cette affaire m’ont permis de découvrir que votre femme n’a ni été attaquée par un des morts-vivants présent lors de la catastrophe, et n’est pas non plus morte comme on vous l’a dit au départ. Ceux qui vous l’ont dit n’étaient que des gens incompétents bien entendu. Comme si la disparition d’un corps supposait forcément que la personne est morte. Sachez que je puis vous assurer qu’elle ne fait pas partie des morts de l’accident. Pour la simple et bonne raison que je n’ai pas vu son fantôme dans la capitale et parce que tout me prouve qu’elle est encore en vie » en dehors de ce détail concernant son âme, je lui expliquais toute ma théorie : le mouvement de panique, les registres de l’hôpital avec les noms et les numéros de chaque patient, numéros se retrouvant sur les bracelets qu’on leur met à chaque fois dès leur entrée. « Aucun corps des victimes de l’accident ne portait le numéro de votre petite amie. De plus, on a retrouvé des bracelets sans pour autant avoir trouvé le corps des patients. Aucun d’entre eux n’a été celui de votre fiancée » Et je finis mon explication : « J’en ai même été jusqu’à retrouver les cadavres de morts-vivants. Là encore je suis tombé sur le même constat. Votre fiancée fait partie des rescapés et des disparus. Je ne sais pas si elle est en vie encore à cette heure-ci. Tout ce que je puis vous assurer c’est que jusqu’à maintenant, je n’ai encore pas rencontré son fantôme : cette preuve me suffit à vous dire qu’elle n’est pas morte. » Je marquais une pause. Histoire de ne pas trop le bousculer. Et puis je terminais : « Si vous croyez un minimum à tout ce que je vous ai dit, je peux faire mon possible pour la retrouver avant que cela n’arrive. »

C’était stressant comme toujours, mais je n’avais pas d’autre choix non plus. Je le sentais, elle est en vie. J’espérais juste qu’il ne me prenne pas pour un fou. Je le prendrai sans doute assez mal de toute manière, si c’était le cas.
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Ce que peux me dire cet incapable ne changera strictement rien à la vérité dans laquelle je me suis enfermé depuis la mort de ma fiancée. Elle est morte, elle ne reviendra pas et personne, je dis bien personne ne pourra la remplacer… Mais alors pourquoi s’acharner ? Pourquoi laisser à cet homme la chance d’utiliser sa salive pour défendre une cause vaine, une cause en laquelle je ne crois plus depuis fort longtemps ? Je fronce les sourcils quand il m’assure ne pas faire partie de ces gens et, quand il reprend la parole, je croise les bras et je l’emmène dans un lieu où nous ne pourrons être entendus. Je pousse un nouveau soupir quand il m’annonce que ce que je vais entendre ne sera pas facile à admettre ni à accepter… J’ai bien compris qu’il allait me dire des choses totalement stupides et impossibles, alors je suis prêt à toutes les éventualités, même les plus improbables et irréalisables des théories.

Quelques instants plus tard commencent donc les plus longues minutes de ma vie, durant lesquelles je l’écoute raconter des choses par rapport à l’accident de l’hôpital, par rapport aux morts, aux survivants, aux corps et toutes ces choses que les gens comme moi n’ont clairement pas envie d’entendre après avoir vécu de tels évènements… Le plus « drôle » ? C’est sans doute le moment auquel il m’annonce formellement que ma fiancée ne fait pas partie des morts de l’accident… Quand, au bout d’un moment, il répète qu’elle n’est pas morte et, pire encore, propose de m’aider à la chercher, je lève mon regard vers le sien et répond sans trop attendre, sur un ton plus cassant que jamais.

« Si elle est réellement en vie, pourquoi n’est-elle pas venue me voir, dans ce cas ? »

Je connais la réponse à cette question… Je n’ai simplement pas envie de l’accepter. Ces créatures odieuses, puantes, répugnantes, ces rebus de la société, à éliminer de toute urgence, ne sont pas des personnes et… je n’ai pas envie d’admettre que ma fiancée puisse désormais compter dans leur nombre.

« On ne disparaît pas suite à un accident pareil, pas aussi longtemps, à moins que cela ne soit volontaire, inspecteur… Pas vrai ? »

Si ces créatures lui ont fait du mal, s’ils l’ont changée en… une chose qui leur ressemble, alors elle devra périr avec elles, simplement parce qu’elle n’est plus de ce monde, parce qu’elle fera connaître la même fin à d’autres personnes…Parce qu’elle n’aurait plus rien à faire ici, avec nous.

« C’est pourquoi je ne vous crois pas. » Ajouté-je avant de regarder dans le vide pendant quelques instants. « Elle est morte quand les créatures ont attaqué… Ils l’ont peut-être juste emmenée plus loin pour se nourrir ou pour je ne sais quelle raison. »

Je ferme les yeux quelques secondes et je pousse un profond soupir.

« Arrêtez de chercher… Vous ne pensez pas que je souffre assez comme ça ? »
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Choi Jun Hwa
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Le serveur était un être borné, enfermé dans ses idées préconçues que sa femme ne pouvait qu’être morte. Sa théorie ? Il venait de me la dévoiler alors qu’il me demandait pourquoi elle n’était pas venue le voir si elle était encore en vie, après tout ce temps. Selon lui, il n’était pas possible de disparaître aussi longtemps, quand on est en vie. Mais moi j’avais une toute autre théorie. Je me doutais qu’il avait largement souffert de cette disparition. Mais en quoi la croire morte le soulagerait ? Il n’avait même pas de corps à enterrer pour faire véritablement son deuil. Je suis cruel et dur en pensant ainsi, mais ceci est plus que vrai. Il ne fera jamais son deuil de cette manière. Je faisais le tour de l’arrière boutique, curieux comme toujours, tout en l’écoutant avant de répondre :

« Certes, ce n’est pas normal de disparaître aussi longtemps. Comme vous dites, à moins que cela ne soit volontaire, on réapparaît. Mais pourquoi vous acharnez-vous à penser qu’elle est devenue l’un des leurs ? Ah oui. C’est vrai. J’avais presque oublié que vous faisiez partie de ces gens qui repoussent et haïssent les Zombies. Même si dans votre cas, ceci n’est dû que par la conviction que votre épouse est morte à cause d’eux. Erreur de votre part, dans la mesure où ce qui l’a attaquée n’est pas un troupeau de Zombie. Mais passons. »

Je ne sais pas vraiment pourquoi je m'obstine à lui faire entendre raison. Je sais que cet homme ne changera pas d'avis sur la question. Mais voilà que je m'efforçais de remettre en cause sa théorie. Je m’arrêtais et me tournais vers lui. « Réfléchissez monsieur Kazuma. Ou plutôt imaginez-vous en tenue d’hôpital, avec à vos trousse un troupeau de cadavres, aux yeux vitreux, et aux grognements bestiaux fort peu sympathiques, qui n’ont qu’une envie, vous avoir pour leur dîner. Ils ne sont pourtant pas si rapides que ça, mais vous courrez tout de même, parce que votre instinct vous dit que vous êtes en danger et que la peur vous pousse à courir quelque soit la destination. Vous pouvez vous arrêter quelque part, penser à votre chère et tendre, mais prendriez vous le risque d’aller la retrouver quand vous avez la sensation d’être en danger permanent ? »

Je lui avais posé la question faisant mine d'en connaître la réponse - négative normalement. Mais en réalité je ne la connaissais pas. Parce que peut-être qu'il aurait pris le risque de se réfugier chez sa fiancée si les rôles avaient été inversé. Je m’avançais vers lui et m’arrêtais à un mètre de lui. Et voilà que je lui dévoilais une partie de ce qui se produisait en ville : « Monsieur. Dans cette ville, il n’y a pas que les Zombies, ces personnes comme vous et moi mais simplement plus froides physiquement et portant des marques de leur mort, que vous chassez de votre café. Ce que fuit votre épouse est pire que ces gens-là. Et il y en a un peu partout dans la ville. Alors oui, je l’admets, elle pourrait bien avoir été attrapée et donc morte et transformée. Mais elle pourrait aussi être simplement cachée quelque part. »

Je le fixais un moment. La peur fait faire des choses à l'être humain que même moi je ne saurais expliquer. Pour échapper au lion, la proie ne court pas vers ses semblables, elle essaie juste de sauver sa peau. Telle est ma théorie. « Cependant, je ne vais pas vous pousser à quoi que ce soit. Vous avez décidé de ne pas me croire, alors je ne vais pas vous déranger plus que cela. Ceci dit, je ne vais pas pouvoir arrêter mes recherches, il n’y a pas qu’elle dans ce cas là. Donc je continuerai à le faire. Je ne viendrai plus vous voir avant un moment, c’est tout. Vous me reverrez cependant monsieur. Avec ou sans elle, je viendrai vous rapporter les résultats de mes recherches. »

Je lui adressais un petit sourire et sortis de l’arrière boutique.  
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Et il s’entête à me raconter des choses stupides, à remuer le couteau dans la plaie en me demandant de me mettre à la place des patients de cet hôpital… Mais elle était tout pour moi, j’aurais fait n’importe quoi, même risqué ma vie pour retrouver ma fiancée… Je ne comprends toujours pas pourquoi il s’acharne de cette manière… D’ailleurs, pendant qu’il parle, je secoue la tête légèrement, comme pour nier tout ce qu’il dit sans avoir à ouvrir la bouche une seule fois… Il est tellement stupide, tellement…irrationnel. Je ferme les yeux quelques secondes de plus et, quand il parle de personnes qui seraient là en plus des zombies, de personnes pires qu’eux, je ne veux même pas l’écouter… Il est tellement con, c’est pas possible ! Il n’a donc rien compris et il préfère croire ces cadavres ambulants ? Je lève les yeux au ciel et, quand il s’en va, comme un lâche, déclarant qu’il reviendra me voir avec ma petite amie ou sans elle, je ne mets que quelques instants à réagir pour le rattraper avant qu’il ne soit totalement parti de l’arrière boutique, je me place devant lui et croise les bras en l’observant droit dans les yeux.

« Écoutez-moi bien, maintenant, monsieur l’inspecteur-détective-je-ne-sais-quoi. C’est pas parce que vous arrivez ainsi avec vos explications bidons que je vais vous croire. Moi, tout ce que je sais, c’est que des p*tains de cadavres ont attaqué l’hôpital où était ma fiancée. Ils ont tué des gens. Alors même si vous venez me dire que ces gars n’ont rien fait, ça changera rien à ce qu’il s’est passé. Ces choses sont des abominations et ils ne devraient pas exister… » Je reprends mon souffle et, après quelques secondes, je recommence à parler, bien plus bas désormais, mais avec détermination. « Que ces zombies aient ou pas tué ces gens, ils doivent retourner à la terre… Comme cela devrait normalement se passer.»

Je ferme les yeux pendant quelques secondes après avoir terminé de parler et, souriant à nouveau, bien que ça soit à nouveau commercial, je m’adresse à lui.

« Bonne journée monsieur l’inspecteur, je vous souhaite bonne chance. »
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Choi Jun Hwa
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Je m'arrêtais dans mon élan. Le serveur se tenait là devant moi m'empêchant de sortir. Qu'allait-il faire ? Pendant un instant je l'imaginais m'attraper par le col, me plaquer contre le mur et me déclarer mes quatre vérités. Je fus tout de même soulagé de voir que le garçon restait civilisé même si je sentais dans le ton de sa voix qu'il ne m'appréciait pas du tout, et encore moins mes théories. Je fis une légère grimace. C'est INSPECTEUR ou s'il préférait, pour être encore plus précis DÉTECTIVE PRIVÉ. Était-ce si dur à retenir ? Je gardais tout de même contenance. Explictions bidons ? Au moins elles étaient déjà un peu plus vraisemblables que de dire "Bonjour monsieur, votre femme est mort, paix à son âme et bon deuil  à vous !" comme avait sans doute du le faire ces incompétents de policier. Ah les êtres humains... Tous aussi incrédules et naïfs.... Oui j'en étais un. Mais je n'étais pas comme tout le monde. Fou ? Peut-être. En tout cas, les fermés d'esprits le pensaient bien fort. Et comme tout le monde dans cette ville, il ne voyait même pas la différence entre un Zombie et un Possédé. J'aurais du m'en douter. Non. En fait je m'en doutais déjà, vu la façon dont il détestait les zombies. Haine probablement due au fait qu'il les tiens quasiment tous pour responsable de la mort de sa fiancée. Je le laissais terminer son discours qui apparemment avait pour but de me remettre à ma place, avant de lui adresser un sourire, mon visage affichant clairement, cette fois, que je me moquais bien de ce qu'il pouvait penser de tout ça, surtout si c'était en vue de me stopper dans mes recherches. Rira bien qui rira le dernier !

« Bien ! Si c'est tout ce dont vous aviez à ajouter Monsieur... Bonne journée à vous ! Et au plaisir de vous revoir également ! »

Un léger signe de tête pour le saluer et je passais dans la salle principale avant de me retourner et de lui lancer :

« Oh ! J'allais oublier. Faites attention à vous dans la rue ! Qui sait sur quoi vous pourriez tomber... en plus des Zombies...  »

Un petit sourire à son adresse et puis je filais dans la rue, fermant ma veste tout en prenant la direction de mon appartement. J'avais des fils rouges à suivre et des nœuds à démêler.

THE END
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Black Paradise || ft. KAZUMA REN [TERMINÉ]

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