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 Fuir ou se battre, peu importe, mais ne me laisse pas seule // Ft Hyeong-Jun

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10:09pm, Art'&Drink, CheongDam-Dong, Séoul, Corée du Sud.
Saeko regarda l'horloge de la salle quasiment vide du petit café où elle avait trouvé refuge pour gagner quelques billets afin de payer le loyer du studio, cédé par la Commune dans le quartier désastreux de la capitale de Corée du Sud. Elle avait enfin fini son dernier service et pouvait prévoir son retour à la maison. Elle était légèrement fatiguée ces temps-ci, les insomnies se faisant de plus en plus présentes. Elle ne pensait qu'à ce dernier Possédé qu'elle avait dû trancher de l'une de ses armes. Elle avait été effrayée. Il l'avait pris par surprise alors qu'elle dormait paisiblement dans son appartement. D'ailleurs, elle se demandait encore comment il avait pu se faire aussi discret et pourquoi il avait choisi son appartement à elle et non l'un de ses voisins ? Était-ce un choix venant de ce Monstre ou tout simplement une simple coïncidence ? Peu importe. Les nuits avaient été tellement longues depuis... La jeune demoiselle se dirigeait vers les casiers des employés pour défaire le joli tablier que lui avait donné son employeur le jour où il l'avait acceptée pour remplacer la précédente serveuse à mi-temps. Il était aux couleurs de la bannière du café et portait son nom « Art'&drink ». Orné de dentelles pour les filles, c'était assez féminin pour qu'elle aime le porter tous les jours. Sur son T-shirt se trouvait son prénom ainsi que sa fonction brodés d'un magnifique fil rouge cerise. Ses mains glissèrent sur ses hanches pour atteindre les poches de son faux jeans et il chercha à l'intérieur jusqu'à ce que l'une d'entre elles tombe enfin sur les clefs du casier à double verrous. Elle les sortit rapidement et ouvrit le cadenas, qu'elle laissa accrocher sur le petit hameçon en fer de la porte couleur métal, puis, à l'aide d'une autre clef du trousseau, cliqueta le deuxième verrou à chaînette. La porte maintenant ouverte, elle regarda autour d'elle pour être sûre d'être seule dans la pièce et leva son haut afin de le changer pour son pull léger aux couleurs maussades de l'hiver d'un bleu clair délavé où des flocons rappelant encore Noël tombaient un à un sur sa poitrine.  Ses mains allèrent se faufiler en bas de son dos pour défaire le magnifique nœud en soie qui lui entourait la taille. Elle attrapa le tissu rapidement avant qu'il ne tombe et fourra le tout dans son casier avant de le refermer aussi vite. Ses clefs en poche de nouveau, elle agrippa son portable pour vérifier si aucun message n'avait été reçu pendant ses heures de travail puis sortit de la pièce par la porte de derrière. Se retrouvant dans la rue après avoir pointé son ticket de sortie, elle se dirigea chez elle pour se préparer avec une seule idée en tête : se rendre à l'hôpital abandonné.

1:37am, Logis de Saeko, NonHyeon-Dong, Séoul, Corée du Sud.
Il fait maintenant nuit noire et la plupart des éclairages publics ont vu le jour dans les rues. Les immeubles sont éteints de toute vie. Tous sauf celui de Saeko où la jeune femme se préparait à entrer en guerre avec ce que l'on appelle son passé. Assise en tailleur dans son studio en face de sa table basse, elle fixait longuement la bougie qu'elle venait d'allumer dans la pièce assombrie. En regardant plus loin que le bout de son nez, derrière cette flamme se trouvait la seule et unique photo qui lui restait de ses parents en vie. Elle méditait. Elle pensait et réfléchissait. A vrai dire, ce qui se passait dans sa tête était un tourbillon d'émotions : des parents heureux exprimant la joie d'un nouveau membre dans la famille, les cris d'une petite fille récemment mise dans les bras de sa mère, le rire d'une maman fatiguée mais joyeuse, les pas de son père, blaguant une fois de plus, qui se dirigeait vers la porte... Puis l'horreur. Le sang, les hurlements, la terreur dans les yeux de chaque individu présent dans la pièce. Saeko se mit à froncer les sourcils à cette pensée et baissa les yeux avant d'approcher sa bouche du feu. Dans un souffle elle éteignit l'étincelle qui faisait briller son appartement. De dehors, la fenêtre de son logement devint exactement comme celles des autres : inerte, c'était l'heure.

1:48am, Logis de Saeko, NonHyeon-Dong , Séoul, Corée du Sud.
En face d'une armoire, d'un geste rapide, Saeko agrippa la poignée et la tira à elle. A l'aide d'une lampe torche, elle éclaira ce qui se trouvait à l'intérieur et là, devant ses yeux, une horde de plusieurs armes différentes se dressa. Il y en avait de toutes tailles et de toutes formes. Passant du simple couteau de cuisine à l'artillerie lourde de plusieurs kilos. Elle attrapa tout d'abord un étui de poignard qu'elle accrocha à sa cuisse au-dessus de son faux jeans. Ce dernier contenait déjà une arme blanche. Petite, certes, mais assez efficace pour se défendre en cas de besoin. La dague en question comportait une lame en forme de stalactite. Des crochets se trouvaient au niveau le plus important de l'épée. La poignée ressemblait fortement à la taille d'une guêpe, aussi fine et colorée que cette dernière, d'un orange et noir identique, et se finissait par un faux dard dessiné soigneusement. Derrière la porte du meuble se trouvait son manteau qu'elle enfila. Les nuits étaient particulièrement froides l'hiver, et l'aventure qu'elle s'apprêtait à vivre allait sûrement lui glacer encore plus le sang. Elle tira sur chaque côté de son vêtement tout confort pour s'assurer qu'il ne manquait rien : petite arme de poing en cas d'attaques lourdes et nombreuses dans le seul but de tirer et s'échapper au cas où le moment aurait été mal choisi pour faire ses recherches, et bien sûr les recharges de balles. La dernière arme était une longue épée qu'elle avait reforgée elle-même. Elle l'avait trouvée dans une zone non loin d'une des gares abandonnées de la capitale. Elle avait sûrement dû être laissée par un de ces maudits Frat'Boys. Encore dans sa housse de protection, Saeko enfila la bandoulière autour de son cou puis referma la porte de ses nombreuses trouvailles afin de les remettre à l'abri des regards indiscrets et trop curieux.

2:29 am, Ancien Hôpital central, Séoul, Corée du Sud.
La jeune femme était enfin arrivée devant la porte dégradée de l'ancien hôpital officiel de Séoul. Aucune présence de militaires dans le coin, elle avait le champ libre. Avec minutie, l'une de ses mains se posa sur le bois qui lui empêchait l'accès et le poussa lentement dans un grincement de rouille. Le silence qui régnait dans la salle d'attente était presque effrayant. Du moins, la première fois qu'elle était venue pour retrouver ses parents, un frisson s'était fait ressentir et il avait parcouru la totalité de son corps en peu de secondes. Elle serra les dents comme pour se donner du courage et avança à pas de loup. Munie d'une lampe torche dans sa main gauche, elle avait l'autre sur le manche de l'épée encore dans son étui au cas où l'un de ses Possédés décidaient de s'en prendre à elle furtivement. Les gens de la sécurité de Séoul avait classé ce bâtiment comme une épave, et apparemment, tout avait été désaffecté par l'armée. Seulement, il se disait aussi dans la ville que les militaires étaient toujours en activité sur le terrain et, bizarrement, quand il y avait du remue-ménage dans l'hôpital, d'après les voisins, les journaux annonçaient la mort d'un homme d'arme, mort pour sa patrie dans des situations toujours inconnues et qu'on refusait de révéler. Saeko avait compris depuis que l'hôpital n'était pas si « mort » et s'était mis en tête que ses parents devaient être encore dans les parages. Elle empoigna la poignée de la porte qui se trouvait à sa droite et le battant se poussa automatiquement. Par réflexe, elle dégaina son arme du fourreau et inspecta la pièce de ses yeux. Elle était vide. S'étant crispée lors de l'ouverture de la porte, son corps se détendit puis elle continua de la même façon du côté gauche et revint sur le côté droit pour emprunter un couleur qui amenait vers la maternité. Endroit où elle avait vu ses ascendants pour la toute dernière fois. La montée de l'adrénaline augmentait son pouls et sa peur car oui, malgré le fait qu'elle paraissait courageuse, elle ne l'était pas. Elle savait qu'elle pouvait faire des faux pas, être maladroite, ce qui pourrait lui coûter la vie, et le fait de s'en rappeler ne l'aidait pas à être totalement décontractée. Soudain, un bruit se fit entendre au bout du couloir, elle s'arrêta systématiquement, sa main tremblante sur le pommeau. Elle recula tranquillement bien qu'elle n'avait qu'une envie : courir. A force de reculer, son dos toucha une partie dure et elle sursauta, brandissant son arme vers cette « chose » qui semblait être un corps de par la matière qu'elle avait ressenti. Seulement, cette « chose » n'avait rien d'un monstre. Saeko, les sourcils froncés, détailla le visage de l'individu qui fixait, en louchant, la lame qui se trouvait près de sa gorge... Et de plus, elle avait déjà rencontré cette personne quelque part.

« - Toi ?! » avait-elle soufflé surprise de trouver ce Hyeong-Jun qui l'avait raccompagnée une fois jusqu'à chez elle pour sûrement simplement la draguer ou elle ne sait quelle autre stupide raison. « Je peux savoir ce que tu fais là? » ajouta-t-elle en baissant son arme, de nouveau relax.

Elle regarda alors la façon dont le jeune homme était habillé avant de racler sa gorge laissant sortir un petit bruit. Bien sûr, Hyeong-Jun devait sûrement se poser la même question à son sujet.

« - Tu sais que c'est un lieu assez louche, pas vrai ? Je pense pas que tu devrais rester là, j'ai entendu du bruit derri... »

Elle n'eût pas le temps de finir sa phrase qu'une créature surgit en catimini de l'un des couloirs des flancs de celui où ils étaient postés. Surprise par son arrivée, Saeko se figea alors que le jeune homme eût quant-à-lui un très bon réflexe afin de repousser la bête. Il attrapa la main de la jeune femme alors et l'amena dans une des pièces qu'elle avait exploré peu de temps auparavant et ferma la porte.

« - Comment est-ce que tu … »

Des bruits de grognements se faisaient entendre derrière la porte et cassèrent donc sa phrase.

« - Des Possédés … Il n'y en a jamais autant d'un seul coup normalement … » Elle tourna la tête vers son sauveur et plissa les yeux de craintes. « Tu crois qu'ils veulent vraiment nous manger ? 
»


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baek hyeong jun
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Le programme était tracé pour cette nuit. Il n’y avait plus beaucoup d’autres endroit maintenant qu’il fallait désinfecter. Et le nombre de Possédés dans la zone de l’hôpital avait été tel que c’est surtout là que l’on m’envoyait cette nuit. L’ordre de mission avait été clair et m’avait été envoyé ce matin, tôt. Depuis ce matin, j’étais dans cette zone : celles des lieux abandonnés, où pratiquement plus personne ne vit. Cette zone où au final il n’y fait pas bon vivre. Les égoûts j’avais déjà donné, alors j’avais laissé mes camarades y aller. Et enfin armés de mes deux revolvers et de ma bible, j’avais fait un peu le tour des gares et des alentours. Dès que j’en repérais un, je l’achevais, tout en récitant dans le même temps les psaumes qu’il fallait pour exorciser les corps. 



La journée était longue. Il ne faisait pas très beau même, et si pour cette fois, j’avais une bonne raison de ne pas aller en cours, je commençais à fatiguer. Je m’étais accordé une pause, retournant alors chez moi, me douchant et mangeant pas mal histoire de récupérer déjà des calories. Je savais que je devais très vite retourner sur le terrain. Alors je changeais ma tenue, pour une plus pratique, me permettant de transporter non seulement de quoi me recharger en terme de sucre et autre, mais aussi mes revolver, mes balles et ma petite bible de poche. Je mettais toujours un point d’honneur à ma tâche d’exorciste. Et je me jurais qu’un jour, je viderai le monde de ces sales êtres rôdant dans ces endroits, effrayant alors la population. 



Je revins sur le terrain, continuant à nettoyer au maximum la gare pas loin de l’hôpital, quand je reçu un appel d’un de mes supérieurs. Il y avait un problème à l’hôpital. Un respirant y était entré. Très rapidement je quittais mon poste et couru jusqu’à l’ancien hôpital central. En étant dans les couloirs et souterrains de la gare, je n’avais pas remarqué que la nuit était déjà là. Il était même assez tard. En silence je me faufilais donc par une des entrées de l’hôpital et passa de couloirs en couloirs, de salles en salles, éliminant par ci par là les possédés qui se trouvaient sur ma route, le tout avec qu’une seule idée en tête : trouver le respirant qui n’avait vraiment rien à faire là ! Et c’est là que dans un couloir, je me retrouvais nez à nez avec cette fille, qui me pointait son sabre sous le nez. Je la reconnu direct par ailleurs. Elle et moi s’étions déjà croisé auparavant alors qu’elle allait être sur le point de se faire bouffer par une orde de Possédés. Si je n’avais pas été là, elle serait déjà morte à l’heure qu’il est, ou alors Possédée elle-aussi et donc… tuée par mes mains… Ce qui revient au même au final.

Aussi je fus vraiment surpris. Qu’est-ce qu’elle foutait là ?! La dernière fois ne lui avait pas servis de leçon ? Surtout qu’elle m’avait clairement fait comprendre qu’elle ne voulait pas être exorciste ! Alors quand elle me demandait ce que je faisais là : « C’est plutôt à moi de te retourner la question ! Qu’est-ce que tu fous ainsi à t’attaquer à des Possédés alors que t’es même pas exorciste ? » Je levais même carrément les yeux au ciel quand elle me fit savoir que ce n’était pas un lieu fréquentable. J’allais répliquer mais on fut interrompu par un intrus qui se précipitait vers nous. Si Saeko ne réagit pas, il n’en fut pas de même pour moi. Et le regard toujours rivé sur la demoiselle, j’avais tiré sur celui qui m’avait empêché de dire le fond de ma pensée. Et puis sentant que l’on ne serait pas du tout tranquille, sachant aussi que le coup de feu allait en attirer d’autre, je tirais Saeko dans une salle attenante au couloir et fermais la porte derrière nous, avant de nous abaisser en dessous des fenêtres. Je fronçais les sourcils… 



Derrière la porte ils étaient nombreux. Je poussais un soupir et en chuchotant : « Déjà je tiens à te rappeler que je suis un exorciste. E-XOR-CI-STE. Chose que tu n’es pas ! Et je suis là parce que ça fait partie de mon job de nettoyer les zones abandonnées et truffées de Possédés figure-toi ! » Je poussais un nouveau soupir et puis regardant par la vitre discrètement. « On n’est vraiment pas dans la merde… Et je me demande à cause de qui » Fis-je en la regardant avec insistance. Elle se demandait vraiment pourquoi il y avait tant de Possédés que ça ? Alors j’allais lui faire une petite leçon de vie. « Il n’y en a jamais eu autant, parce que ceux que tu as déjà pu tué par coup de bol, étaient simplement isolés dans la capitale. Ensuite, ton arme a peut-être déjà été efficace, mais là,  ce n’est pas un terrain de jeu pour des tueurs basique dans ton genre ! Ton arme peut sans doute les couper en deux, ou autre, tu ne les tues jamais totalement, pour la simple et bonne raison, qu’elle n’est pas une arme d’Exorciste ! Donc forcément, mon coup de feu a réveillé les endormis que t’avais pensé avoir déjà éliminé 100 mètres plus loin ! »  

Je me mis à réfléchir sur la situation, cherchant une solution, les sourcils froncés. « C’est la seule raison qui les pousse à bouger tu sais… Mais trève de bavadarge… T’as quoi sur toi ? Comme arme j’entends… » Si c’était comme l’autre fois, elle devait avoir pris tout un arsenal. « Et très franchement… pour t’embarquer ainsi dans un endroit pareil toute seule, t’es juste folle de ne pas vouloir devenir exorciste… Parce qu’un jour, je serai pas là pour t’aider à t’en sortir, et dans ce genre de situation, y’a que ça qui peut t’aider ! » lui lançais-je de nouveau en brandissant ma bible. Je la rangeais dans la poche interne à ma veste et attendis de voir ce qu’elle avait pris avec elle.
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Heong-Jun pensa sûrement que donner une leçon de vie à la jeune demoiselle allait leur permettre de gagner du temps, seulement ça ne les aidait pas du tout et Saeko préféra se taire plutôt que de répliquer. Il parlait de nouveau d’exorcisme, du fait qu’elle avait refusé de faire partie intégrante de sa bande. Bien sûr qu’elle avait refusé ! A quoi bon courir après la mort quand celle-ci a décidé d’être de mauvais goût ? Saeko ne comprenait pas l’acharnement qui se lisait dans les yeux de ce jeune homme qui regardait par la petite fenêtre de la porte en bois compressé. Elle le fixa pendant un petit moment. Il avait l’air d’apprécier le fait de se battre contre des morts qui voulaient la peau de chaque être vivant qu’ils rencontraient, sauf que Saeko, elle, avait une peur bleue de la mort. Mort qu’elle avait rencontrée beaucoup trop tôt à son goût. Soudain, le jeune homme arrêta de parler et se tourna vers elle. Etant donné qu’elle l’avait fixé, elle se retrouva les yeux dans les yeux avec Hyeong-Jun et elle détourna le regard alors qu’il reprit la parole. Les armes qu’elle possédait sur elle ? Elle baissa les yeux sur son épée tranchante avant d’ouvrir son manteau d’une main et calcula alors le nombre de recharges qu’elle avait sur elle, énumérant ce qu’elle possédait, comme lui avait demandé H-J. car franchement elle n’avait pas envie de se battre contre le jeune homme. Les embrouilles, il y en avait assez à l’extérieur. D’ailleurs, quelle idée d’utiliser des revolvers ! Cependant, elle garda cette pensée pour elle. Son épée, son arme de poing, les recharges et la dague dans l'étui entourant sa cuisse.

« - Arrêtes de vouloir m’embarquer dans tes histoires ! » poussa-t-elle comme cri en relevant les yeux de ses armes pour les poser sur le visage du jeune homme. « Loin de là mon envie de me disputer avec toi aujourd’hui, ce n’est pas le moment, ni le lieu ! On est un peu dans la merde là et tu ne cesses de me reprocher tout depuis le départ. Tu attends quoi ? Que je m’excuse ? »

Saeko fixa les yeux de son interlocuteur avant de poser son regard sur la porte où un ou deux zombis frappaient déjà dessus dans l’espoir de pouvoir bouffer les deux êtres vivants qu’ils étaient. La jeune femme soupira et se mit dos à H-J.

« - Je suis ici pour des raisons que tu n’as pas à savoir et pour ta gouverne, je ne pense pas que les militaires t’ont laissé un pass pour rentrer et sortir à ta guise non plus. En résumé, nous sommes tous les deux des hors la loi dans cet hôpital et dans quelques minutes on risque de se faire bouffer si on ne cherche pas un moyen de s’en sortir. Et ensemble. »

Elle ne laissa pas son adversaire de grands discours en placer une et elle se dirigea vers un mur pour en toucher la matière.

« - T’as de quoi faire moins de bruit que ton pistolet ? »

Oui, d’accord. Revolver. Deux en plus. Mais c’était pareil. Rappelons-nous que ce n’est qu’une fille et que les jeux de guerre elle n’avait jamais connu avant cette époque désastreuse d’un Séoul détruit par les morts vivants. Elle releva la tête vers une grille, sûrement un conduit et poussa un soupir.

« - On ne peut même pas sortir par là. Je suis petite, je passe. Toi, t’es trop grand, il faudrait te couper en petits morceaux les jambes pour que tu arrives à te faufiler à l’intérieur. Surtout que tu as l’air tellement tendu depuis que nous sommes tous les deux piégés. » se permit-elle de dire avant de rire en tournant sa tête vers H-J pour détendre l’atmosphère.

Malheureusement ce ne fût que de courte durée quand les coups sur la porte devinrent un peu plus bruyants. Son regard était rivé vers la porte en contreplaqué et son visage se tordit de douleur à la simple pensée de se faire dévorer vivante alors qu’elle ne cherchait qu’à retrouver ses parents et non tuer des Possédés. C’était au jeune homme que les morts vivants du couloir devaient s’en prendre, pas à elle. Son pouls s’accéléra et elle arrêta de parler, ses lèvres étaient comme scotchées, sa gorge s’assécha et bizarrement elle eût du mal à avaler sa salive. Elle recula vers le mur du fond de la pièce en dégainant son arme préférée.

« - S’ils continuent à frapper comme ça, on va se retrouver dans la merde Hyeong-Jun. » exprima-t-elle en susurrant histoire de faire le moins de bruit possible. « Tu penses que l’armée va se réveiller et venir faire du bruit afin d’ameuter toute la population de Possédés de dehors ? Ca nous laisserait une chance de nous en sortir, tu crois pas ? »

Elle ne voulait pas l’avouer, mais il le fallait bien : elle flippait. Et, sa main sur le pommeau de la grosse et grande lame, elle tremblait intérieurement de peur.


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Fuir ou se battre, peu importe, mais ne me laisse pas seule // Ft Hyeong-Jun

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